INTERVIEWS
01/05/2012 par admin
Interview exclusive avec Mr Jean-Luc Romero(Suite partie 1)
Interview exclusive avec Mr Jean-Luc Romero(Suite partie 1)

Les chercheurs estiment que dans les 20 prochaines années 100 millions de personnes vont mourir du SIDA. Un fléau qui frappe les jeunes et c’est l’une des plus grandes tragédies de notre époque. Pensez-vous que les chercheurs seront capables de mettre fin à ce fléau dans les prochains années ?


Je ne sais pas d’où sort votre chiffre du coup dans la mesure où aujourd’hui comme je vous le disais tout à l’heure, il y a quant même tous les ans de plus en plus de gens mis sous traitement et particulièrement dans les pays pauvres et notamment en Afrique subsaharienne. Et comme je vous le disais tout à l’heure, les chercheurs ont raison quand ils disent que si demain on met sous traitement toutes les personnes qui ont en besoin, des modèles mathématiques vous montrent que le sida peut disparaitre dans 30 ou 40 ans. Donc voilà, ils ont raison pour ces  estimations sauf qu’aujourd’hui, si on ne veut pas arriver à une hécatombe, c’est-à-dire qu’il y ait encore plus de morts. Pour cela, il faut mettre de l’argent et ça veut dire que chacun doit se prendre la main et qu’au niveau internationale, tous les gouvernements mais aussi les gouvernements nationaux, c'est-à-dire que chacun doit regarder la situation en Tunisie comme ailleurs d’ailleurs. Il y a des problèmes en politique, de démocratie en Tunisie mais il y a aussi des problèmes de santé. Quand il n’y a pas de santé, il n’y a pas de vie et il n’y a pas de démocratie donc je pense aujourd’hui, tous les gouvernements et notamment dans les pays qui ont plus de mal à faire face à cette pandémie, il faut regarder ces choses en face et les choses en face c’est il faut avoir une vraie politique de prévention et avoir une vraie politique d’accès au soin et là et bien ce que prédise les chercheurs c’est qu’on peut faire disparaitre le Sida ce qui est quand même fabuleux. Vous savez ce qui est quand même au début des années 80, on a eu des problèmes, des cas aberrés du Sida, vous imaginez ça fait un peu plus de 30 ans, ça veut dire en 40 ans, en 50ans on pourrait faire disparaitre un virus qui a quand même tuer des dizaines de millions de personnes dans le monde donc qui est quand même quelque chose d’incroyable. Pour nous c’est terrible parce qu’on le vit mais à l’échelle de l’histoire ça serait une réussite extraordinaire et tout ça c’est entre les mains aujourd’hui des gouvernements et c’est à eux de mettre les moyens pour la prévention. Et bien pour moi le sida se soigne aussi par la politique, se soigne surtout par les traitements, ça c’est clair, c’est un peu provocateur de dire ça mais c’est la réalité. Si les politiques ne disent pas : c’est une priorité, il faut mettre les moyens pour la prévention et pour l’accès au traitement et bien à partir de ce moment là on s’en sortira pas et voila. Oui c’est une épidémie politique en plus on voit bien elle touche les pays pauvres et dans les pays riches elle touche les plus exclus, ça veut dire que c’est la maladie de l’exclusion quelque part. C’est aussi la maladie de la stigmatisation parce qu’on montre du doigt les personnes séropositives où qu’elles soient dans le monde comme si s’étaient des coupables c'est-à-dire au lieu de s’attaquer à la maladie, on s’attaque aux malades. Ça reste dans tous les pays une espèce de maladie honteuse et c’est là qu’il faut que le regard dans le monde entier change sur la maladie et puis principalement puisqu’on est sidéen ce n’est pas un mot abstrait, ce n’est pas un mot scientifié, c’est des hommes et femmes derrière et des enfants et ces personnes ils ont droit d’avoir le même regard que les autres. Ils ont le droit d’être aidés comme tout autre maladie mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

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