INTERVIEWS
05/06/2012 par admin
Interview exclusive avec Mr Jean-Luc Romero (partie 3)
Interview exclusive avec Mr Jean-Luc Romero (partie 3)

La Tunisie a enregistré 57 cas de SIDA en 2011 augmentant le nombre de sujets séropositifs à 1600.Quel message pouvez-vous adresser au peuple tunisien et surtout aux jeunes ?



Je ne voudrais pas faire de comparaison. Il n’y a pas de raison qu’ici les gens auront plus d’excuses qu’en France et en regardant le nombre de cas, je ne veux pas dire que c’est ridicule mais par rapport à la population ça me parait très réduit. Je disais tout à l’heure qu’il faut faire attention à ne pas minimiser une maladie dont on n’ a pas envie d’en parler politiquement parce que moi ces chiffres là ne me paraissent pas correspondre à l’épidémie telle qu’elle est dite aussi en Afrique et donc je pense qu’il y a des signes de volonté de sous-estimer une épidémie qui oblige les politiques à se pencher sur des questions de raisonnement très clairement. Donc le message peut-être de dire aux responsables politiques, il y a jamais de honte pour qui que se soit à faire la transparence sur une épidémie pour tout le monde. Pas plus la Tunisie qu’elle touche la France, qu’elle touche l’Afrique du Sud. Mais elle ne peut pas toucher moins la Tunisie que les autres pays et donc ces chiffres je ne voudrais pas que ça donne sentiment à des pouvoirs publics de dire, vu nos chiffres, on n’a pas besoin de faire une grande politique de prévention et puis pas besoin de faire de politique contre la stigmatisation des malades et pas besoin de s’intéresser vraiment à la question complètement. Moi je pense qu’il faut regarder la réalité en face pour tout dans le monde. Quand je vous aie évoqué la politique, je vous disais que pour la politique française on doit aussi regarder la réalité en face. Alors, aujourd’hui, la Tunisie sort d’une révolution et elle est en pleines préoccupations c’est clair, mais je pense que la préoccupation de la santé il faut la regarder en face. Il n’y a pas de démocratie si on n’a pas de santé, si on meurt et donc cette question ne doit pas attendre. Et je pense aujourd’hui, il faut que vous ayez une réflexion quant à ces chiffres notamment qui me paraisse très sous-estimés par rapport à une réalité qui est forcément ici comme ailleurs, je dis bien ici comme ailleurs.

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