ENVIRONNEMENT
09/06/2012 par admin
Le cancer se paie le diable de Tasmanie !
Le cancer se paie le diable de Tasmanie !

La Tasmanie ou l’île du sud-est de l’Australie est le théâtre d’une véritable catastrophe naturelle. Le diable de Tasmanie, un petit marsupial nocturne et carnivore, est en danger d’extinction à cause d’un cancer de la face. A la fois dangereux et très virulent, ce type de cancer a déjà éradiqué plus de 91% de la population depuis sa découverte en 1996. Il faut savoir que deux phénomènes sont à l’origine d’un tel impact. La première est la contagion très fréquente qui se fait par morsures, lorsque les diables se battent pour défendre leur nourriture ou leur territoire (sachant que les mâles sont reconnus pour être très agressifs entre eux). La deuxième est plutôt d’ordre historique. Ainsi, les colons britanniques à l’origine de sa dénomination, le diable, à cause de ses cris puissants et effrayants  ont décidé de l’isoler sur une île à part (la Tasmanie). Ce confinement a nettement dégradé sa diversité génétique et notamment son système immunitaire, le rendant vulnérable aux maladies : ses anticorps sont incapables de reconnaitre les cellules cancéreuses. Pas d’espoir de traitement prévu malheureusement même si des scientifiques sont en phase d’étude de la tumeur, ils misent davantage sur la constitution d’une banque génétique et l’élevage des diables <<En l’espace de trente ans et de quelques générations, nous espérons disposer de diables susceptibles d’être relâchés dans la nature et capables de chasser et de se débrouiller>> affirme Kathy Belov, une généticienne de l’université de Sydney. Le Devil Ark (l’arche di diable) demeure pour le moment le seul vrai espoir pour cette espèce qui ne compte désormais que au plus 20000 à 30000 individus. Cette vaste ferme de 500 hectares bâtie sur la commune de Tomalla Station, accueille une centaine de diables et en espèce 350 d’ici 2016. Protégés, bien nourris et entretenus, ces diables heureux et en bonne santé comme le cite Adrian Good, un soigneur de ce refuge, sont répartis sur la base d’un catalogue d’étalons censé optimiser leur reproduction, chaque enclos contient entre six et dix individus, des mâles pour moitié. Au final, l’expérience de Tomalla Station demeure unique en son genre vu qu’elle permet la régénération des diables tout en respectant leur habitat naturel surtout que le comportement de l’espèce est essentiel à sa survie. Une telle première est fortement recommandée pour d’autres espèces endémiques partout dans le monde et notamment en Australie comme le koala.          

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