SCIENCE
22/07/2012 par admin
Le moustique : un
Le moustique : un

Avez-vous déjà posé la question suivante : pourquoi les gouttes de pluie n’écrasent pas le moustique ? Une belle matière à exploiter selon le chercheur au département d’ingénierie mécanique et de biologie de l’institut de technologie de Géorgie à Atlanta (Etats-Unis), Monsieur David Hu, qui a détecté le phénomène un soir d’été où un moustique avait piqué son fils de six mois au front alors qu’il pleuvait dehors à verse. Pour comprendre le mécanisme qui permettait ces frêles insectes de survire à un  tel impact rappelant dans ce sens qu’un moustique de 3 millimètres a une masse de 2 milligrammes et que celle d’une goutte de pluie pèse entre 4 et 100 milligrammes, ce qui fait de cette dernière une matière 2 à 50 fois plus lourde que ces diptères, M.David Hu et son équipe ont fondé leur étude sur 2 types d’expériences. La première consistait à soumettre 6 moustiques à un jet d’eau de 9 mètres par seconde, dont les gouttes s’écoulaient à travers un fin grillage qui recouvrait une boîte en acrylique tout en filmant par des caméras ultrasophistiquées. Les résultats sont tout aussi surprenants, ainsi ces moustiques ont tous survécu à ce déluge en parvenant à se détacher des gouttes avant de toucher le fond du récipient avant de retrouver sans encombre les parois de la boîte. Dans un deuxième temps, les chercheurs ont modifié les conditions de l’expérience précédente en minimisant la force du jet tout en augmentant l’effectif initial. Se basant sur 20 moustiques, ils ont remarqué que les impacts étaient principalement concentrés sur les ailes et les pattes de ces insectes causant en général des lacets, roulis et tangage (différentes sortes de rotation). D’une manière remarquable, ces anophèles arrivaient à retrouver leur position initiale en un centième de seconde. Ils s’arrêtèrent finalement sur une conclusion pour le moins surprenante, au lieu de résister à la goutte, le moustique se contente de se déplacer passivement avec ce lourd fardeau sans résister ce qui le fait chuter d’une distance de 5 à 20 fois sa longueur mais sans pour autant être fatal, à seul condition qu’il ne soit déjà près du sol. Ainsi, même s’il a été longuement traité de satanique, vulnérable et même d’affreux, cet insecte demeure le ‘’maître incontesté du tai-ch-chuan, un art martial dont la philosophie consiste à éviter les forces de l’adversaire pour simplement les accompagner dans la même direction’’. Une capacité exceptionnelle due sans doute à sa faible masse. Le contact de la goutte avec le moustique, enclenche une énorme accélération de ce dernier, entre 100 et 300 g (constante gravitationnelle), l’équivalent de 50 à 150 fois son poids, alors qu’un être humain ne supporte au maximum qu’une accélération de 25g. La peau dure de la bestiole constituant son exosquelette, l’aide également à encaisser des forces compressives assez importantes, m. David.Hu précise dans ce contexte :<<Son exosquelette est si résistant qu’il peut supporter l’équivalent du poids de 1000 autres moustiques sur sa tête et être capable de revoler>>. Finalement, cette étude prépare incontestablement à d’autres notamment sur le comportement de ce talentueux insecte face à des conditions climatiques défavorables comme le vent, le brouillard…      

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