SCIENCE
24/07/2012 par admin
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Un exploit scientifique vient d’être réalisé par les spécialistes en bio-ingénierie à la Stanford University (San Francisco), au cœur de la Sillicon Valley, qui viennent de réussir le séquençage du génome des gamètes masculins, les spermatozoïdes. Parmi ce groupe, Monsieur Stephan Quake est à distinguer de l’ensemble vu que 91 de ses spermatozoïdes ont signés cette première mondiale, une véritable preuve de dévouement à la science. Et ce n’est pas la technique en elle-même qui surprend, mais plutôt le fait de la réussir. Un tel succès, nécessite beaucoup de matériel génétique, un vrai challenge à surmonter surtout avec une cellule unique ou encore des gamètes, ne contenant que la moitié du génome. L’amplification de l’ADN s’annonce, dans ce cas, comme l’unique voie même si les composés utilisés perturbent les résultats finaux. Pour cette fois, les auteurs de cette étude ont su trouvé la meilleure solution en utilisant une puce de 3 cm² qu’ils ont conçue à partir de vannes et de canaux minuscules afin que le séquençage se déroule sans encombre en mettant en œuvre la plus faible quantité possible de produits chimiques. Chose dite chose faite, puisque ce dispositif à permis dans un premier temps, d’isoler 91 spermatozoïdes dans des chambres individuelles grâce aux vannes avant de pouvoir, dans un deuxième temps, obtenir la cartographie du génome de tous ces gamètes. Il est à rappeler que les spermatozoïdes sont des cellules assez particulières vu la grande variabilité génétique qu’elles présentent et qui se manifeste à la fois, par une division particulière, lors de leur maturation, qui est la méiose et un phénomène de recombinaison génétique caractérisé par des enjambements (crossing-over) ainsi que des mutations ponctuelles dans la longue molécule d’ADN. Grâce à cette étude, la fréquence des ces recombinaisons ainsi que leur origine ont été déterminés. Ainsi, chaque spermatozoïde subit au total 23 phénomènes de recombinaison (soit, autant qu’il de chromosomes). Chaque recombinaison est contrôlée par une protéine, la PRDM9, qui se fixe en des points précis de l’ADN et favorise l’échange d’informations génétiques dans les éléments transposables (ou transposons qui sont des séquences génétiques mobiles et capables de se multiplier de manière autonome). Cette molécule contribue donc dans l’évolution humaine sachant que le patrimoine génétique de chaque spermatozoïde présente entre 25 et 36 mutations spontanées et que ces taux correspondent  parfaitement avec les données utilisées en biologie évolutive pour dater l’âge d’un ancêtre commun à deux espèces. Finalement, cette découverte s’annonce plus que prometteuses surtout dans la compréhension des mécanismes de recombinaison génétique, mais aussi le traitement de l’infertilité, et même du cancer. Le séquençage reste donc applicable à une ovule, à des tumeurs et à n’importe quel autre cellule tant que cette technique respectera les pratiques éthiques. Attention donc aux excès.        

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