SCIENCE
09/08/2012 par admin
La rage : une r
La rage : une r

La découverte peut sembler assez spectaculaire, ainsi un groupe isolé de personnes vivant dans l’Amazonie péruvienne serait doté d’une résistance naturelle à la rage. Véritable bête noire de tous les mammifères, cette maladie virale grave et souvent mortelle si elle n’est pas traitée dans l’immédiat se caractérise par un traitement assez compliqué et très limité dans le temps amoindrissant les chances de survie des personnes contaminées. Seule issue, la vaccination antirabique pratiquée entre la contamination et l’apparition des premiers signes semble faire son effet, ce qui n’est pas toujours évident à faire. Il est à préciser que plus de 55.000 personnes meurent chaque année de la rage dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il faut dire que plusieurs vecteurs existent pour cette zoonose, on cite parmi eux, le chien, le chat, le renard, el loup, le chevreuil, la vache...même si les chauves-souris demeurent en haut de la liste des animaux pouvant contaminer l’Homme par morsure ou par simple léchage. Ils sont donc la principale cause des décès de la rage aux Etats-Unis et au Canada et sont considérés comme une menace de santé publique en Australie, en Amérique Latine et en Europe de l’Ouest. Pour cette exceptionnelle découverte, il aurait fallu faire des recherches dans deux communautés isolées du Pérou, Truenococha et Santa Marta, où les cas d’infections mortelles par des morsures de chauve-souris sont fréquentes. Des prélèvements de sang ont été réalisés sur 63 personnes, suivis d’une analyse des différents échantillons récoltés. Pour l’ensemble de l’effectif, 7 personnes ont montré un résultat assez spectaculaire, leur sang contient des anticorps neutralisant le virus responsable de la rage. Six d’entre elles affirment ne jamais avoir été vaccinées contre la rage. Par leur réponse immunitaire, ces personnes ont à leur effectif une double chance, celle de ne jamais connaitre les symptômes assez douloureux de la rage comme l’anxiété, les hallucinations, l’hydrophobie, les délires, voire même l’hémorragie cérébrale, la paralysie musculaire et la crise cardiaque et surtout celle d’ouvrir à la science une excellente opportunité afin de trouver de nouvelles voies de traitement plus efficace.    

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