SCIENCE
07/09/2012 par admin
Les femmes plus heureuses que les hommes !
Les femmes plus heureuses que les hommes !

Les femmes se portent plus au bonheur que les hommes, ce n’est pas un collectif féministe qui le dit mais bel et bien la science ou plus précisément la génétique. Alors beaucoup prétendront que le bien-être moral dépend essentiellement du contexte, et bien qu’ils sachent que la génétique a son propre mot à dire. Dans ce sens, des études précédentes entreprises sur des jumeaux ont déjà expliqué environ 50% des variations de bonheur entre les individus. La joie de vivre fait donc, incontestablement, partie de l’ADN. En effet, si chacun a sa propre conception du plaisir, cette différence est due aussi au sexe. Ainsi, des chercheurs de l’University of South Florida en évaluant l’effet des différentes versions d’un même gène, nommé Maoa (monoamine oxydase A) et étroitement impliqué dans le bien-être des hommes et des femmes, auraient découvert qu’un allèle particulier de ce gène ne procurait pas pour autant le même effet chez les deux sexes. Le gène proprement dit code pour une enzyme qui découpe des neurotransmetteurs, essentiellement la sérotonine et la dopamine,  impliqués dans le bonheur, notamment par la mise en œuvre de certains antidépresseurs. L’analyse génétique conduite sur  345 volontaires (193 femmes et 152 hommes), additionnée d’un questionnaire déclarant le niveau de bonheur de chacun des participants, a révélé que les femmes possédant une version voire deux (homozygotes) de cet allèle particulier se déclarent plus heureuses que celles qui en sont dépourvues. Pour cause, ce dernier correspond à la forme la moins active du gène donc celle qui inhibe le moins les neurotransmetteurs de la famille des monoamines, augmentant leur efficacité et facilitant la procuration du bien-être. Plus encore, ce même allèle produirait l’effet contraire chez l’homme et serait même appelé le <<gène du guerrier>> du fait de l’agressivité qu’il engendre. Il est même associé à l’alcoolisme ou au comportement antisocial. Pour l’instant, les chercheurs pointent les hauts niveaux de testostérone qui seraient inhibiteurs de cet effet escompté, reste à confirmer. Néanmoins, cette étude ouvre grandes les portes à la génétique pour nous expliquer la machinerie du bonheur dans le corps humain. Et si les scientifiques avancent peu à peu dans ce sens vu la complexité des interactions entre groupe de gènes impliqués dans cet effet, ils ont déjà tiré quelques conclusions intéressantes surtout pour la gente féminine, comme : les hommes éprouvent davantage de bien-être lorsqu’ils font le ménage. Sachant que les femmes sont plus victimes de troubles de l’humeur et de l’anxiété, ce nouveau gène qu’il leurs ait dédié peut très bien équilibrer la cadence.      

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