SCIENCE
12/09/2012 par admin
Les g
Les g

L’offensive du gène suicide n’est pas certainement une nouveauté dans le monde de la recherche médicale. Les résultats du traitement de tumeurs cérébrales par des gènes suicide sont vraiment encourageants. Mais, l’application clinique de cette nouvelle stratégie thérapeutique n’est prévue que dans  les prochaines décennies.

Cette thérapie consiste à insérer dans un rétrovirus inoffensif un gène du virus de l’herpès (Herpès Simplex) : ce gène commande la synthèse d’une enzyme, la thymidine kinase (TK). Le rétrovirus est ensuite injecté dans plusieurs points de la tumeur, grâce à un système stéréotaxique permettant de localiser avec précision les sites d’injection. Le virus n’affecte que les cellules qui se divisent, en l’occurrence les cellules cancéreuses et celles qui assurent leur irrigation sanguine. Il introduit dans ces cellules le gène de la TK herpétique. Quelques jours après les injections, les cellules cancéreuses commencent à exprimer de la TK herpétique. Or, cette enzyme est vulnérable à une drogue, le gancyclovir, utilisé pour traiter les cas d’infection herpétique. On administre ce médicament au patient ; il agit sur la thymidine kinase, détraquant la synthèse de l’ADN lors de la réplication des cellules cancéreuses. Ainsi, ces cellules meurent et entrainent la mort d’autres cellules cancéreuses voisines grâce à un effet dit ‘ spectateur’ ou en anglais bystander effect.  

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