SCIENCE
03/02/2013 par admin
Sida : On arrive aux essaies cliniques finalement !
Sida : On arrive aux essaies cliniques finalement !

Février est certainement un mois comme les autres de cette année, cependant, il peut signifier beaucoup pour les nombreuses personnes atteintes du Sida partout dans le monde et spécialement en France. Ainsi, une équipe de chercheurs marseillais dirigée par le docteur Erwann Loret en adoptant une nouvelle voie de lutte contre le VIH, pense que Février 2013 sera une excellente date pour promettre leur stratégie aux essais cliniques après sa réussite incontestable sur des macaques. La parfaite parade selon cette équipe est un vaccin nommé Tat Oyi. Ce dernier a pour fonction de cibler une protéine du virus appelée Tat, celle-ci favorise la multiplication virale et bloque la réponse immunitaire de l’hôte. << L’objectif de ce vaccin thérapeutique est de faire produire par le système immunitaire des anticorps qui neutralisent Tat, et ainsi permettre l’élimination des cellules infectées par le VIH>>, explique l’Assistante publique-Hôpitaux de Marseille dans un communiqué. Il est à préciser dans ce contexte que plusieurs laboratoires ont abandonné la piste d’un vaccin pour éradiquer le sida vu que plusieurs tentatives se sont révélées infructueuses. Sera-t-il le cas pour cet essai prometteur ? En tout cas on ne l’espère pas !

 

La démarche programmée que suivra l’essai du vaccin est la suivante : La première phase de l’étude clinique consistera à évaluer comment le vaccin est supporté c’est-à-dire, on essayera de déterminer la dose optimale à utiliser pour 48 patients séropositifs. Cette étape se base sur l’injection de 3 groupes séparés composés de ces patients, par une dose différente chacun. Un quatrième recevra un placebo. Après trois injections intradermiques espacées d’un mois, les patients se verront prévus de leur trithérapie pendant deux mois. Au terme de cette période sans traitement, la dose optimale correspondra à celle reçue par le groupe dont la charge virale est restée indétectable pour un nombre significatif de patients. Une première étape qui demande certainement une grande précision mais qui reste déterminante pour un éventuel passage à l’étape suivante. Cette dernière, en cas de succès de la première, sera lancée sur 80 patients partagés en deux groupes cette fois-ci. Le premier sera vacciné avec la dose optimale alors que l’autre se contentera d’un placebo. Le but étant alors de démontrer l’efficacité du vaccin sur un groupe de patients statistiquement significatif, mais on n’est pas encore là.

 

Dernière précision faite par le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, stipule que ce vaccin n’a pas pour premier but de remplacer les trithérapies. Il est là pour stimuler la réponse immunitaire et aider les patients à avoir un meilleur contrôle du virus. C’est un essai de vaccin thérapeutique parmi d’autres. Attendons les résultats de la phase d’évaluation et de tolérance, rajoute Mr. Delfraissy.

 

Somme toute, ce traitement représente un grand espoir pour les millions de séropositifs dans le monde par le fait d’atteindre la phase d’essais cliniques. Espérons qu’il sera efficace chez l’Homme comme c’était le cas chez les singes.     

 

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