SCIENCE
02/03/2013 par admin
Alcoolisme : Bientot un medicament pour le soigner!
Alcoolisme : Bientot un medicament pour le soigner!

Il est indéniable, l’Alcoolisme ou alcoolodépendance est un fléau qui ne cesse de croitre avec le temps. Retraçant exactement comment une personne peut sombrer dans l’addiction  à l’alcool éthylique, l’Organisation mondiale de la santé va à qualifier cette dépendance de maladie qui se définie par des troubles mentaux et des troubles du comportement liés à la consommation d’alcool. Voulant offrir une issue de secours rapide et efficace à cette roue infernale dans la vie de plusieurs personnes dépendantes à travers le monde, l’Agence européenne des médicaments a donné récemment le feu vert à la mise sur le marché d’un médicament qui diminue l’envie de boire de l’alcool.

 

Le Selincro, de son nom, ce médicalement mérite amplement l’autorisation européenne qui lui a été attribué dernièrement. Une première pour ce genre de médicament ce qui laisse présager d’une part sur l’efficacité d’un tel nouveau traitement et d’autre part sur la gravité de la situation actuelle de l’alcoolisme notamment en Europe (plus de 14 millions d’Européens sont alcooliques est seulement 8% d’entre eux suivent un traitement). A l’origine de ce médicalement, le finlandais Biotie Therapies et le danois Lundbeck, deux laboratoires pharmaceutiques qui ont su trouver la formule gagnante pour convaincre l’Agence en se focalisant sur un vrai problème et aussi  en trouvant une solution efficace basée sur des résultats d’essais cliniques irrévocables. Ainsi, d’après Lundbeck, responsable de la fabrication et de la commercialisation du Selincro, ce dernier a réduit près de 60% la consommation d’alcool après six mois de traitement, soit une baisse moyenne de près d’une bouteille de vin par jour.

 

Des chiffres très pesants surtout en tenant compte du fait que le Selincro est destiné à la réduction de la consommation d’alcool chez les patients adultes présentant une dépendance à l’alcool avec une consommation d’alcool à haut risque (plus de 60g/jour pour un homme et plus de 40g/jour pour une femme) ne présentant pas des symptômes physiques de sevrage et ne nécessitant pas un sevrage immédiat. Les quantités indiquées correspondent à environ six ou quatre verres d’alcool, ce qui n’est pas peu pour démarrer la roue de la dépendance surtout si la consommation est quotidienne. Pour couper court à un éventuel scénario tragique, le Selincro peut être pris à la demande, c'est-à-dire chaque jour où le patient anticipe un risque de consommer de l’alcool, et de préférence une à deux heures avant le début de cette consommation. Son administration est oral et il agit comme un modulateur des récepteurs aux opioïdes pour intervenir sur la structure cérébrale de récompense rendant finalement moins pressante la soif d’alcool ou l’envie d’en consommer.  

 

Bien que se portant garants de l’efficacité de leur médicament, les laboratoires Biotie Therapies et Lundbeck recommandent vivement une prise en charge psychosociale complémentaire à la prise du Selincro, ils expliquent dans un communiqué :<< Le médicalement doit être prescrit en association à une prise en charge psychosociale, notamment pour des patients qui continuent à avoir une consommation d’alcool à risque deux semaines après le début de la prise en charge>>.

 

Au demeurant, avec cette commercialisation du Selincro, ce médicament qui réduit la consommation d’alcool, une importante étape dans la longue route de sevrage pour les personnes dépendantes vient d’être faciliter. Une étape qui la précède consiste pour le patient à reconnaitre et accepter son addiction. Faut-il tout de même la franchir ?              

 

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