SCIENCE
27/03/2012 par admin
L'avenir des proteines fluorescentes!
L'avenir des proteines fluorescentes!

Si vous croyez qu’une meilleure étude des mécanismes intracellulaires et notamment les interactions entre protéines ne passent que par une amélioration de la performance des microscopes, et bien détrompez-vous car la solution peut être également apportée par la florescence. Et oui pour étudier surtout les réactions rapides, il suffit de prolonger la luminosité émise par les protéines fluorescentes cyan telles que les CFP, utilisées fréquemment en biologie cellulaire pour visualiser les processus à l’œuvre à l’intérieur d’une cellule et les changements de conformation des molécules biologiques. Elles ont permis, par exemple, d’observer le développement des cellules nerveuses dans le cerveau ou la propagation des cellules cancéreuses dans le corps. Visant à perfectionner les performances de ces molécules surtout au niveau du signal de fluorescence qu’elles transmettent (elles ne convertissent que 36% de la lumière bleue incidente en lumière cyan), une équipe dirigée par Antoine Royant de l’institut de Biologie structurale (IBS, CNRS/CEA/université Joseph Fourier) ainsi que des chercheurs des universités d’Amsterdam et d’Oxford et de L’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) ont élaboré un travail de recherche qui a bien porté ses fruits. Le travail a consisté en 3 étapes. La première était d’expliquer comment ces CFP fonctionnement (comment se fait le stockage de l’énergie incidente puis sa réémission sous forme de lumière fluorescente). Cela a pu ressortir le chromophore, sorte de cœur de la CFP et principe responsable de l’efficacité de la fluorescence. Des études basées sur l’exposition aux rayons X ont permis de comprendre la fonction des différents atomes qui composent les CFP et identifier la partie de la molécule à modifier afin d’augmenter le signal de fluorescence. Dans un deuxième temps, l’étude de centaines des molécules CFP préalablement modifiées (durée de vie de fluorescence sous microscope) a aidé à l’identification des polypeptides dont les propriétés avaient été promues. Résultat des courses, cette collaboration a donné jour à une nouvelle protéine fluorescente trois fois plus brillante que les autres (son niveau de fluorescence est d’environ 93%), la mTurquoise2. Offrant une sensibilité inégalée et surtout cruciale pour une étude plus en profondeur et plus efficace sur les réactions rapides qui surviennent à l’intérieur des cellules vivantes, cette molécule ouvre le chemin à de nombreuses recherches avec des niveaux de précision jamais égalés. Elle confirme en quelque sorte l’efficacité de l’approche qui se base sur la connaissance de la dynamique structurale de la protéine, rien de tel pour trouver d’autres champs d’applications encore plus intéressants. 

NEWSLETTER

Entrez votre courriel pour vous joindre à notre liste de diffusion !

VIDEO ZAPPING

PLUS DE VIDEO

SONDAGE

Installer un r?acteur nucl?aire en Tunisie

Pour

Contre

Résultats